Est-ce que des moteurs comme ChatGPT, Claude ou Perplexity, propulsés par l’intelligence artificielle, vont influencer les requêtes des internautes ou des mobinautes sur le moteur de recherche Google ?
Répondre à cette question par un oui ou par un non catégorique est difficile. En effet, le marketing digital, comme toute autre discipline — à l’image des mathématiques —, n’est pas une science parfaite. Le fonctionnement des moteurs de recherche repose sur de nombreux paramètres et sur des équilibres en constante évolution.
Pour qu’une requête d’internaute ou de mobinaute apparaisse parmi les premiers résultats de la SERP, il ne suffit pas de publier du contenu : il existe tout un processus en amont à respecter. Google prend en compte de nombreux critères et sanctionne les sites qui ne respectent pas ses règles et ses directives.
À ce titre, il est important de rappeler le rôle de plusieurs algorithmes majeurs de Google, tels que Google Panda, Google Pingouin, RankBrain et BERT. Ces systèmes jouent un rôle crucial dans le référencement naturel.
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Google Panda évalue la qualité du contenu d’un site et lutte contre les contenus de faible valeur.
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Google Pingouin analyse le profil de liens (backlinks) et pénalise les liens artificiels ou manipulés.
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RankBrain, basé sur l’intelligence artificielle, a pour mission de fournir les résultats les plus pertinents, même lorsque les mots-clés exacts ne sont pas présents.
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Google BERT, quant à lui, permet de mieux comprendre le langage naturel et l’intention réelle de l’utilisateur, de manière plus proche du raisonnement humain.
D’un point de vue strictement technique, ces moteurs d’IA n’influencent pas directement le fonctionnement interne de Google. En revanche, là où l’impact est réel, c’est sur les habitudes de recherche des utilisateurs. Aujourd’hui, de plus en plus d’internautes — moi y compris — privilégient ces moteurs d’IA, car ils permettent d’obtenir des réponses plus rapidement et d’améliorer l’efficacité dans l’exécution des tâches.
Ainsi, le parcours de navigation a profondément changé. Le SEO (référencement naturel) est donc amené à évoluer. Cette transformation est désormais couramment appelée GEO (Generative Engine Optimization).
Selon une analyse menée par Alexis Rylko, consultant SEO et auteur de GEO : devenir n°1 sur ChatGPT et le rester, les résultats de SearchGPT sont similaires à 90 % à ceux de Google, contre seulement 30 % à ceux de Bing. Il souligne également que :
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les snippets proviennent majoritairement de Google,
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l’IA accède aux pages JavaScript via l’index Google,
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certaines URLs contiennent le paramètre
?srsltid, spécifique à Google.
Tous ces éléments viennent changer profondément la donne. Désormais, les experts SEO ne cherchent plus uniquement à positionner des pages sur Google, mais aussi à optimiser les contenus pour apparaître dans les réponses générées par les moteurs d’IA (ChatGPT, Claude, Perplexity, etc.), parfois sans même être cités explicitement.
En conclusion, si l’IA ne modifie pas encore directement les algorithmes de Google, elle influence déjà fortement les comportements de recherche, ce qui entraîne une évolution inévitable des stratégies SEO vers une approche plus globale et orientée GEO.


